Cabinet de Sophrologie Laetitia FERLIN - Sophrologue Spécialisée - Toulouse

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BON SENS ET SÉRÉNITÉ :
BLOG D'UNE SOPHROLOGUE PASSIONNÉE

Je vous souhaite la bienvenue dans mon univers lié à la Sophrologie et au Bien-être

 

L’idée de ce blog, est de partager, par le biais de mes publications, une perception simple et claire du « Mieux vivre ensemble » sur tous les plans de la vie.  

 

Vous pourrez lire sur ce blog mes réflexions, mes coups de coeur et articles sur des sujets différents tels que : la gestion du stress, le sommeil, l'anxiété, la respiration, la pleine conscience, la confiance en soi, les acouphènes, les bienfaits de la sophrologie ...  
J'espère que vous aurez plaisir à les découvrir, tout comme j'ai plaisir à les partager avec vous.

 

Cet espace représente une nouvelle aventure pour moi et une occasion pour vous de prendre un instant pour vous ressourcer à travers mes publications.

 

Je sais à quel point les questions de quête du bonheur, de bien-être, de richesse, de relations épanouissantes, de vivre sainement, de consommer de manière éthique en respectant la nature etc…..sont des préoccupations que nous avons de plus en plus. Un changement de perception mondial s’opère et les enjeux pour l’avenir sont colossaux.

 

Les médias, nos bloggeurs/bloggeuses préféré(e)s ont grandement influencé notre regard sur notre environnement, sur nos habitudes ces dernières années…et je n’ai rien à apporter de plus aux milliers de conseils, de livres, de vidéos, de mails, de coachs, de conférenciers déjà existants. 

 

Il s’agit ici de sortir du business et du marketing autour de tout ça dont le seul effet est d’amener un peu plus de confusion, d’autres questionnements et beaucoup de jugements sur notre société, nos éducations, nos valeurs innées, nous rendant dépendant de sophistes en tout genre comme si nous n’étions plus capable de réfléchir par nous même.

 

Mes publications n’auront donc pas la prétention de venir vous apprendre de nouvelles choses, mais si c’est le cas tant mieux. En tant que praticienne en sophrologie, et dans le domaine du développement personnel en général,  je crois au bon sens de chacun. De plus par-dessus tout, j’ai foi en la dignité de l’être humain durant sa progression (et non son infantilisation) pourvu que nous sachions nous écouter, nous respecter nous-mêmes et les autres également. 

 

Laetitia Ferlin.

Lætitia FERLIN

Sophrologue spécialisée

Cabinet Paramédical de Toulouse

06.41.21.11.90

laetsophro@gmail.com

La Contemplation

VAINCRE L'ANXIÉTÉ

28/07/2020

VAINCRE L'ANXIÉTÉ

L’anxiété se caractérise par un trouble émotionnel traduisant un sentiment indéfinissable d’insécurité. Synonyme d’inquiétude pénible, tension nerveuse, causée par l’incertitude, l’attente, l’angoisse.
L’OMS définit l’anxiété comme étant le sentiment d’un danger imminent, indéterminé s’accompagnant d’un état de malaise, d’agitation, de désarroi, voire d’anéantissement.


L’actualité récente relative à la pandémie mondiale du covid-19 a fortement contribué à l’augmentation du nombre de personnes atteintes de troubles anxieux. Soit environ 20 % de la population en France en 2020, contre 13,5 % en 2017. 


En dépit de ces circonstances exceptionnelles, il faut savoir que chaque individu traverse au cours de son existence plusieurs périodes plus ou moins anxieuses : conflits, maladies, dévalorisations, environnement professionnel stressant, changement de vie... Tout comme le stress ou toute autre émotion, l’anxiété est inhérente à notre nature humaine. Elle constitue une énergie en nous qu’il est bon de reconnaître pour mieux l’appréhender et ne plus en souffrir au quotidien.
Ce qui importe de comprendre en l’occurrence afin de gérer cet état passager, c’est que plus vous souffrez de l’anxiété, plus l’information qu’elle a à vous communiquer est importante. L’ignorer ne fait que la renforcer. La reconnaître et la considérer comme une simple information à traiter suffit souvent à la désamorcer, sauf s’il s’agit d’une anxiété chronique, récurrente, dans ce cas l’accompagnement d’un professionnel sera peut-être plus efficace pour prendre du recul.


Toutefois, en toute autonomie, vous pouvez commencer par vous poser des questions constructives qui orienteront votre attention vers les aspects positifs de votre vie et favoriseront quelques prises de conscience essentielles pour avancer :


• En quoi suis-je en sécurité dans ma vie actuelle ?
• Suis-je capable, en toute bonne foi, d’accepter de ne pas tout maîtriser dans mon existence ? De lâcher-prise de temps en temps ? De faire confiance à mon entourage proche ?
• En quelle occasion ai-je été capable de m’adapter aux circonstances extérieures ?
• En tant qu’adulte responsable et raisonnable, comment puis-je prendre du recul et relativiser ?
• Que puis-je faire concrètement comme action, ici et maintenant, pour apaiser cette inquiétude ?
• Cette anxiété est-elle fondée sur des faits ou des interprétations de mon mental ?
• Ai-je une réelle intention de m’apaiser et d’être bienveillant(e) avec moi-même ?
Cette étape de questionnement constitue une réelle démarche d’honnêteté envers soi-même, en toute intimité et en toute humilité. Pour avancer vers le bien-être et une certaine sérénité, il est bon d’apprendre à se regarder en face, et reconnaître nos limites, nos besoins avec BIENVEILLANCE vis-à-vis de vous-même.
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Parfois, il s’agit juste de prendre conscience que nous nous créons nous-même des scénarios anxieux, voire des situations dangereuses par solitude, ou simple besoin d’attention, de compassion ou de compréhension autour de nous. 


Comprendre le bénéfice caché de cette peur ou inquiétude exacerbée est la seconde étape, que ce soit conscient ou non car en réalité. Cette prise de conscience est souvent la plus difficile à accepter pour l’esprit humain. 


Bien sur, il est sain et naturel de chercher de la compréhension en échangeant sur nos petits soucis du quotidien avec un ami ou un membre de la famille. Cela soulage sur l’instant mais en réalité ce partage ne réglera pas le problème sous-jacent plus profond une fois que vous vous retrouverez seul face à vous-même. Au mieux, vous suivrez peut-être un bon conseil cette fois-ci, ou  vous reprendrez confiance un instant….et après.


Ce qui compte au-delà des discussions, ce sont les actions que vous pouvez mettre en place pour stopper ce cercle vicieux de l’anxiété. Ce qui permet d’avancer réellement, et ce, quelque soit la source de l’anxiété, c’est VOUS-MÊME et les actes que vous poserez. Cela aura pour vertus de calmer le mental au sujet de croyances limitantes, de sentiments d’incapacités, et toutes sortes de ruminations pessimistes.


Grâce à une intention positive, vous pouvez choisir également de sortir du scénario de victimisation qui consiste à vous faire croire que vous vous ne vous en sortirez jamais. C’est autant une question d’ACTION que de CHOIX pour vous-même dans la douceur et la BIENVEILLANCE.
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L’anxiété peut également trouver sa source dans un sentiment d’incapacité ou de dévalorisation, d’hypersensibilité.
Pour vous aider à mieux gérer votre anxiété, vous pouvez également choisir de  renforcer votre sérénité en apprenant à VIVRE AU PRÉSENT. Concrètement, qu’est-ce que cela signifie et comment être présent ?


Prenez des instants/des actions du quotidien tels que : prendre une douche, manger, boire un verre d’eau, discuter avec une autre personne, marcher, respirer….vous avez l’embarras du choix. L’idée, et il n’est nécessaire de méditer sur l’action elle-même, mais d’en faire pleinement l’expérience à l’aide de vos cinq sens.


Par exemple, choisissons de faire l’expérience de boire un verre d’eau. Ressentez le mouvement de votre bras qui se tend, et la main s’ouvrir pour se saisir du verre d’eau, essayez de percevoir le poids du récipient, puis le mouvement, l’attention et l’équilibre dont il est nécessaire pour porter ce verre jusqu’à votre bouche. Continuez l’action en ingérant une ou plusieurs  gorgées selon votre soif, observez autant que possible la trajectoire de l’eau dans votre organisme avec conscience de l’hydratation que cela procure à votre corps et toutes vos cellules. Puis percevez le poids du récipient à moitié  ou complètement vidé, reposez votre verre avec la conscience du mouvement. Prenez un instant pour être reconnaissant pour cette eau et sa source qui vient de vous désaltérer, vous soulager d’une soif, nourrir votre corps…souvenez-vous également que tous les êtres humains de cette planète n’ont pas la chance comme vous de faire cette expérience. 

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L’anxiété, à l’instar de toute autre émotion, comme la colère ou la joie, peut se gérer en acceptant de prendre un temps vous-même, pour vous poser les bonnes questions, ce qui modifiera un système de pensées et de croyances inutiles, voire infondées.


Pour être efficace dans ce déconditionnement de l’anxiété dont les causes sont multiples et sortir des ruminations, il s’agit de retrouver un certain équilibre entre  ETRE et FAIRE, PENSER et AGIR, VOUS et LES AUTRES.


Vous faire accompagner par un sophrologue pour vous relaxer, pour apprendre à reconnaître vos besoins et favoriser les prises de conscience constructives est souvent très efficace. En effet, la sophrologie permet non seulement de faire l’expérience de la bienveillance envers vous-même mais renforce aussi vos capacités et votre confiance en vous. 

 

 

LA CONTEMPLATION : UNE CAPACITÉ DE LA CONSCIENCE

20/05/2020

LA CONTEMPLATION : UNE CAPACITÉ DE LA CONSCIENCE

La contemplation est l’action d’observer une personne ou un objet longuement et avec attention. Elle est également définie, par le dictionnaire, comme étant un état d’esprit qui s'applique profondément à un objet intellectuel, état de l'âme qui se donne tout entière à la méditation. La contemplation est considérée comme une façon d’observer certaines réalités de ce monde.

 

Cependant se contenter de réduire la contemplation à l’observation, c’est comme voir seulement la surface émergée de l’iceberg. Il faut croire que le terme n’est pas trop à la mode dans notre monde moderne. Les contemplatifs préfèrent le terme ou l’expression « conscience observante » ou « méditation ».

 

A notre époque où l’action et la performance prédominent, nous percevons souvent à tort la contemplation comme un état passif, un état d’oisiveté de l’esprit, mais l’expérience démontre tout le contraire. A l’évocation de ce mot « contemplation », nous nous imaginons des moines tibétains dans leur temple, coupés du monde, en train de méditer ou une personne âgée assis sur son banc dans la rue en train de regarder les passants des heures durant. Ce n’est pas faux mais cette vision de la contemplation reste extrêmement limitée.

 

En lisant Mathieu Ricard, Christophe André ou Eckhart Tollé, nous nous trouvons en réalité en train de chercher à apprendre comment stimuler notre capacité à nous contempler nous-même ainsi que le monde qui nous entoure. La méditation, la sophrologie ou apprendre à  saisir l’instant présent sont les moyens ou une pratique pour y parvenir. Pourtant, le terme n’est pas si souvent employé. Quand je lis « Le pouvoir du moment présent », j’ai l’impression de lire en réalité un manifeste sur la contemplation. Eckhart Tollé aurait pu tout aussi bien intitulé son livre « Le pouvoir de la contemplation ».

 

En fait, la contemplation est une richesse incommensurable de notre esprit quand nous comprenons ce dont il s’agit et que nous apprenons à en faire l’expérience dans notre quotidien. C’est assez subtil et puissant à la fois, comme toutes les capacités de notre conscience humaine.

Tout d’abord, contempler ne signifie pas se torturer l’esprit et encore moins le mental sur un sujet, un objet ou quoique ce soit d’autre. Elle constitue une capacité de l’esprit mal comprise dans notre monde d’action, concret et matériel.

 

Contempler, c’est observer ici et maintenant, sans analyse, sans jugement, libre de nos a priori, c’est comme poser un regard pur sur les choses, les gens, la nature, notre environnement et nous-même également.

En effet, elle nous permet de nous accepter tel que nous sommes, dans notre nature profonde, dans notre humanité imparfaite et sublime à la fois.

 

La contemplation stimule également l’intelligence humaine. Un enfant qui arrive dans ce monde passe son temps entre dormir, manger et contempler le monde qui l’entoure avant de pouvoir y prendre part. Avant ses deux ou trois ans, il ne peut en effet nommer les choses ou les analyser, il est là à observer pour explorer ensuite son environnement avec ses sens. La contemplation constitue la première étape de son apprentissage de la vie.

 

Par ailleurs, nombreux scientifiques reconnus, nombreux académiciens ont puisé leurs idées, leur créativité, leurs talents et leur intelligence dans la contemplation de la réalité qui les entourait. Toutes les avancées et découvertes scientifiques, les arts, la littérature émanent de cette capacité. C’est le grand secret des génies de ce monde, elle est la source et la solution de nos questionnements existentiels. N’a-t-il pas fallu à Galillée, Newton, Einstein et bien d’autres, pratiquer la contemplation pour réaliser de telles découvertes, et nous permettre de mieux comprendre notre monde.

 

Aussi, il n’est pas nécessaire de se trouver devant un Botticelli pour faire l’expérience de la contemplation. Chacun d’entre nous, et peu importe votre contexte, vous pouvez aiguiser cette capacité dans le silence et la solitude au départ. Puis, tout à coup, vous vous apercevez que vous contempler naturellement une fleur dans un jardin, votre chat en train de jouer avec un morceau de papier,  vos amis ou votre famille rires aux éclats, votre enfant en train de dormir, sans vous en rendre compte vous vous remplissez le coeur l’espace d’un instant d’un bonheur indicible grâce à cette capacité à contempler, ne fut-ce que quelques secondes.

Sans même pratiquer la méditation, sans être mystique, cette capacité de notre conscience s’empare de nous, parfois, comme un rappel de ce qu’est aussi notre nature humaine.

Chaque jour contemplons, un instant ceci, un autre instant cela, sait-on jamais ce qui peut émaner de cette observation ? Vous pouvez vous contempler vous-même en fermant les yeux, ou devant un mirroir, tentez de petites expériences de quelques minutes dans votre quotidien. Laissez-vous surprendre par votre conscience de l’instant présént.

 

Contemplez-vous également dans l’action, le mouvement, et vous percevrez le miracle et l’énergie de vie que vous incarnez. Il faut un peu de temps et d’entrainement, je vous l’accorde car ce n’est pas forcément dans l’habitude de l’homme moderne. En effet, ce dernier se perçoit souvent comme une machine de production ou de performance. C’est une autre intelligence qui s’emparera de vous si vous avez suffisamment de subtilité et de bonnes intentions envers vous.

 

Contemplez les objets, les fleurs et tout cet espace entre les objets, tentez l’expérience de ressentir l’énergie de l’espace qui semble vide mais qui ne l’est pas en réalité. Dans notre monde, tout est énergie, votre corps, les objets, notre planète entière, absolument tout. Par la contemplation, vous éveillerez de nouvelles sensations grâce à cette connexion du monde qui vous entoure.

 

A ceux qui savent s’arrêter quelques instants pour méditer ou contempler la logique et la beauté du monde, des gens, des arts, de la nature, de la littérature, de l’expérience humaine, de tout ce qui nous entoure et fait notre univers, vous donnez non seulement un sens à l’humanité toute entière, mais vous participez aussi à créer un monde meilleur.

 

Car ce n’est pas en observant les actualités, et la folie de ces quelques uns sur notre planète, ou en étant des accros du scandale que nous avancerons dans le bon sens, au contraire nous ferons que perdre en énergie, nourrir nos faiblesses, nos colères et nos craintes. C’est le choix de la facilité et de la naïveté que de suivre le troupeau, et c’est le choix de la force et du courage que de voir la vie et l’humanité autrement. Ceux qui sont un jour parvenu à changer notre regard sur le monde sont ceux qui inspirent le monde des centaines et parfois des milliers d’années après leur observation, leur compréhension et leur découverte.

 

Ayons confiance en la conscience humaine, en ces capacités prodigieuses à se connecter à plus grand que nos petits besoins matériels et limités,  pour nous-même, pour la nature et la beauté de ce monde, mais aussi et surtout, pour l’humanité et l’évolution des générations à venir.

 

CONSCIENCE ET PRESENCE

13/05/2020

CONSCIENCE ET PRESENCE

L’acception du mot conscience est multiple. La conscience peut être définie comme la connaissance, la perception, intuitive ou réflexive immédiate, que chacun a de soi-même et du monde extérieur.

En psychologie, la conscience est une fonction de synthèse qui permet à un sujet d'analyser son expérience actuelle en fonction de la structure de sa personnalité et de se projeter dans l'avenir. En d’autres termes : « ces expériences, ce vécu, m’ont permis de comprendre, d’apprendre, de percevoir d’une certaine manière. Ces compréhensions, ces attentions, ces apprentissages et perceptions vont avoir une influence sur le présent et sur l’avenir »

 

En sophrologie, la conscience n’est pas seulement une fonction de rationalisation. Caycedo, fondateur de la sophrologie caycédienne,  l’a décrite comme une force permettant l’intégration de tous les éléments physiques et psychologiques de l’être humain.

 

Si la conscience est une force, nous pouvons donc la considérer comme étant une énergie, à part entière, pas nécessairement et uniquement interne à l’être humain. La conscience est comme une onde permettant la captation de l’information, une fréquence, une vibration. Par exemple, lorsque vous ressentez une sensation physique quelle qu’elle soit : une douleur, une caresse ou même une odeur, peu importe, c’est toujours la conscience qui permet d’en faire l’expérience grâce au cerveau, le récepteur de l’information, que celle-ci soit interne ou externe à nous.

 

Cependant, en plus de l’apprentissage, du mental, du dialogue intérieur, des croyances, des idées, des perceptions, de l’imagination, la conscience ou l’esprit peut se projeter aussi bien dans l’espace (visualiser ses prochaines vacances par exemple) que  dans le temps (se souvenir, anticiper). Ce qui est intéressant, et ce qui a été peut-être négliger jusqu’ici, c’est la capacité pour la conscience humaine de faire l’expérience, sans analyse mentale, de la réalité concrète, ici et maintenant, c'est-à-dire dans le présent.

 

Accueillir sa présence au monde, c'est-à-dire la conscience de soi-même dans le présent ne signifie pas grand-chose pour la plupart des êtres humains ne voyant pas l’intérêt d’une telle expérience. Hormis sauter en parachute d’un avion en plein vol où là, nous la ressentons la décharge d’adrénaline ici et maintenant, le moment présent peut nous sembler dans un premier temps d’un ennui colossal, admettons-le. « Oui je sens bien mes pieds ancrés dans le sol, oui je sens l’air entrer dans mes narines et ressortir, oui je la vois la mouche sur la vitre, je l’entends même, oui je sens bien le courant d’air qui me fait frissonner etc etc…Et alors quoi ? Qu’est-ce que ça va m’apporter concrètement dans ma vie de faire cette expérience insignifiante de l’instant présent, me direz-vous ? »

 

Et bien, cette conscience du présent ou la pleine conscience, comme vous préférez, a des effets plus spectaculaires sur votre vie que vous ne le pensez dans un premier temps. Cette conscience du présent est un véritable trésor pour nous les êtres humains, et c’est à force d’en faire l’expérience que nous commençons véritablement à comprendre de quoi il s’agit. D’ailleurs la première fois que j’ai lu « Le pouvoir du moment présent » de Eckhart Tollé, j’ai pensé « cet homme ne vit pas dans le même monde que le commun des mortels. La folie s’est emparé de lui » Mais par l’expérience, les séances de sophrologie, de méditation, j’ai commencé à intégrer son propos petit à petit, même s’il reste toujours à nuancer.

 

En effet, faire l’expérience de sa propre présence, dans cet espace et dans cette seconde précisément, a déjà le mérite de renforcer vos capacités intellectuelles (concentration, mémorisation, intégration….). Puis elle renforce également la capacité à contempler (observer sans analyser, sans nommer quoique ce soi) le monde extérieur ou  soi-même, ce qui permet de faire l’expérience de la beauté du monde plus que d’être un simple observateur. De ressentir la vie circulant dans notre corps. Puis cette présence permet de faire  l’expérience d’être littéralement un champ d’énergie pur, ce qui procure des sensations à la fois subtiles et très puissantes. Cette connexion à soi-même, à tout ce qui nous entoure nettoie notre corps et notre esprit.

 

En d’autres termes, dans le présent, il n’y a ni peur, ni colère, ni frustration, ni amertume du passé qui vient vous hanter et ni crainte de l’avenir incertain. Dans le présent, il peut y avoir, certes, des douleurs physiques ou émotionnelles, mais elles ne sont que le résultat d’un passé sans cesse ressassé. Reconnaitre sa douleur, aussi pénible que soit cette expérience, c’est aussi commencer à la guérir car dans la conscience du présent sans idées ou croyances parasites, non seulement vous vous ressourcer en énergie mais en plus, vous allez poser des actions pour l’apaiser : prendre rendez-vous chez le médecin, pleurer ou crier pour évacuer l’émotion par exemple. Il n’y a aucun mal à cela, tous les êtres humains, sans exception, sont ainsi faits.

 

Vivre sa présence, c’est accepter sa propre nature humaine, avec ses forces et ses imperfections. Le jugement, l’analyse, la médisance sont des fonctionnements aussi inutiles vis-à-vis de nous-même que des autres. Gardons nous de gaspiller notre énergie à ces futilités, notre temps, notre présent est précieux car c’est la seule chose que nous possédons ici bas jusqu’à notre dernier souffle. Tout le reste, ce que vous pensez avoir, posséder, savoir ou être, peut se perdre en une fraction de seconde, et au fond, vous le savez très bien. Des milliers de gens ont en font l’expérience chaque jour.

                                                                                                                                                           

Petit exercice de la conscience du corps et de la présence d’une de vos mains par exemple. Cela sera plus efficace qu’aucune autre explication pour comprendre ce dont il s’agit. Evidemment votre capacité à vous concentrer est indispensable dans ce type d’expérience, c’est un exercice d’auto-observation, sans analyse. Le mental est inutile pour faire cette expérience.

 

Fermer les yeux, prenez un temps pour diriger votre attention vers votre main sans rien toucher, essayer de percevoir votre main, sa présence dans l’espace. Ressentez votre paume, vos doigts, la peau sur le dessus de la main, la température, l’air qui passe entre vos doigts, peut-être percevez-vous le volume ou/et le poids de votre main. Peut être percevez vous l’énergie de la vie dans vos doigts, des picotements, de la chaleur, de la moiteur, peut-être la circulation sanguine.

Ce simple exercice vous permet, à un certain niveau, de comprendre ce que la conscience et la présence permet de percevoir.

 

La conscience de notre présence nous libère, elle nous permet de trouver la paix, la sérénité à toute épreuve. Tout s’équilibre, la beauté et la richesse de notre expérience humaine émergent et elle peut guérir autant l’âme que le corps.

 

Laetitia Ferlin.

Cabinet de Sophrologie Laetitia FERLIN Sophrologue Spécialisée - Toulouse

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